SOCIÉTÉ EUROPÉENNE
de BALISTIQUE LÉSIONNELLE

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EUROPEAN SOCIETY
for WOUND BALLISTICS

 

 

HISTORIQUE DE LA BALISTIQUE LESIONNELLE.

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Parmi les théories résultant d'observations scientifiques et de déductions pertinentes, on peut noter :
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JOUBERT - 1570

Traicté des arcbusades :
"cette contusion est tout simplement le résultat de l’action directe du corps vulnérant".

Pour lui, rien de plus naturel que les lésions soient dues au projectile.

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Par contre, certaines affirmations, telles celles de HAGENBAH et SOCIN (1870), ne peuvent que laisser perplexe :

« Toute balle qui dans le corps vient s’aplatir contre un os doit cautériser les tissus. »

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HUGUIER (1848)

Il analyse les phénomènes avec une approche plus physique :

« C’est ainsi que se déchirent les reins, la rate, la surface du foie et le cerveau. »

Pour HUGUIER, un certain type de lésion aurait une explication : la pression latérale des liquides qui transmettent facilement les forces du fait de leur incompressibilité.

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LA THEORIE DU PROJECTILE-AIR.

Au nombre des théories fantaisistes figure celle du "projectile-air" de MELSENS :

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Il décrit cette théorie dans les publications suivantes :

- Note sur le passage des projectiles à travers les milieux résistants.
Melsens, CR de l’Académie des Sciences, 1867

- Note sur les plaies produites par les armes à feu.
Melsens, Journal de la Société Royale des Sciences Médicales et Naturelles de Bruxelles, 1872

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- Il tire des balles dans un cylindre métallique rempli d'eau et déclare :

“Dans l’eau, le volume d’air entraîné par la balle est cent fois plus grand que celui de la balle elle-même et cette quantité d’air varie avec la forme et la masse du projectile”.

- Il tire des balles sur un bloc de plomb et affirme :

“La balle animée d’une grande vitesse (400 m/s) se déforme contre un plan résistant en présentant (…) une dépression au point central et occupe le fond d’un cône volumineux dont la base est tournée vers le tireur.”

Au terme de ses expérimentations au cours desquelles il interprète mal des phénomènes cependant bien observés, il conclut :

Les effets produits sur les tissus par les balles sont la résultante de l’action de deux projectiles frappant simultanément :


- Projectile-solide qui se déforme sans changer de volume

- Projectile-air qui, comprimé en avant du solide, tend à reprendre son volume primitif et simule ainsi l’effet que produirait une balle explosive.

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Nous avons un peu insisté sur cette théorie fantaisiste du "projectile-air" car elle réapparaît de temps à autres sous des formes à peine déguisées.
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Au cours de la période que nous venons de survoler on peut identifier schématiquement deux types de chercheurs.

Certains chercheurs qui observaient les lésions et les corélaient à leur expérience de médecin. Pour eux, ces blessures étaient similaires à celles causées par des projectiles autres que ceux lancés par des armes à feu et relevaient des mêmes soins. Les soins étaient donnés en fonction de la blessure observée et non pas en fonction du projectile qui l'avait causée.

D'autres chercheurs, constatant parfois des blessures plus importantes que ne laisserait prévoir l'action d'un petit morceau de métal, tentaient de les expliquer qualitativement par des lois physiques mal maîtrisées.

A partir de maintenant, nous allons entrer dans une phase de recherche où l'expérimentation devient de plus en plus rigoureuse mais qui, comme nous le verrons, n'exclut pas pour autant des déductions et des comportements erronés.

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